L'invité de bleu la rochelle
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UGNIC N°62
JUILLET/AOÛT 2021

L’ÉDITO DU MOIS

RÉDACTION

Directeur de la publication
Anthony BRUN

Rédactrice en chef
Émilie CHAPALAIN

ÉQUIPE

Dylan BOURGEOIS
Bastien BRUSAFERRO
Doriane DECOURT
Marine DURAND
Marine MAUCOUARD
Chloé STERBAC-GIRY

Chères collègues viticultrices, chers collègues viticulteurs,

À l’heure où j’écris ces quelques mots, nous pensions que le plus dur de la crise sanitaire était passé, pourtant de multiples clusters fleurissent autour de nous. En effet, s’il y a bien une chose dont on peut être sûr, c’est que tout peut aller très vite dans un sens comme dans l’autre.
Mi-juillet, nous avons eu la chance de pouvoir organiser des réunions avec nos délégués pour échanger tout d’abord sur l’irrigation. Comme je vous l’ai indiqué dans l’édito précédent, nous avons pour ambition de définir un cadre à cette pratique d’ici un an. C’est pour cela, que nous avons souhaité échanger avec les délégués dans un premier temps, même si les 250 mm de pluie tombée entre juin et juillet, par endroit, font que le manque d’eau devrait nous impacter de manière limitée. Cette année sera surtout marquée par un besoin de vigilance accrue face au mildiou. J’aimerais insister sur le deuxième sujet de ces réunions : la CEC. Si l’on veut continuer à vendre du Cognac demain, il faut chercher à répondre aux attentes du consommateur. Les exigences sociétales à ce niveau nous imposent d’être réactifs dès à présent. Notre certification basée sur le HVE national tient compte des spécificités de notre filière et notamment de la distillation. Certains d’entre vous perçoivent la CEC comme une contrainte administrative supplémentaire, c’est pourtant un outil qui nous permettra de continuer à vendre du Cognac demain. De plus, si nous souhaitons que les négociants continuent à nous annoncer des chiffres de vente qui nous rendent optimistes pour l’avenir, il nous faut engager cette transition.

On entend ici et là, encore une fois, que le négoce demande et que la viticulture subit ; je veux préciser que la viticulture charentaise et certainement celle qui est la plus accompagnée par ses acheteurs pour s’engager dans ces démarches, qui ne sont que la traduction de la future obligation nationale.

Certes nous ne sommes pas tous prêts aujourd’hui à être certifiés, mais notre objectif est bien de conduire toute la viticulture à l’être d’ici 2028 et c’est certainement dans notre vignoble que cette démarche est la plus collective !
Le négoce continue en parallèle de multiplier les efforts sur sa stratégie RSE notamment en cherchant à diminuer son bilan carbone. On le voit dans les multiples travaux de recherche qui sont en cours et qui pour beaucoup, pourront bénéficier à la viticulture, je pense notamment à la distillation vapeur ou aux cépages résistants.
Nous savons bien que les situations sont très disparates en fonction des typologies d’exploitation, 100 % viticole ou non, grosse structure ou plus petite.
Pour autant, tous les acteurs de la filière s’impliquent pour guider chacun des opérateurs de cette région à répondre aux exigences du consommateur de demain et je m’en félicite. Paris ne s’est pas fait en un jour… et le pari que nous faisons aujourd’hui c’est que nous y arriverons tous ensemble. Les négociants, l’Interprofession et tous les autres acteurs de la filière ainsi que l’UGVC sont impliqués dans la CEC. Nous avons pour objectif commun de vous accompagner et de vous soutenir dans cet engagement.

Anthony BRUN, Président de l’UGVC

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